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  • Karin TL

14 janvier 2021

Voilà deux semaines qu'une année nouvelle a commencé. Je nous la souhaite jolie, au goût de chacun. J'ai pour ma part décidé qu'elle serait ponctuée de sourires, de rires, de bulles de champagne et de mots vrais. De mots vrais et uniquement de mots vrais, car si je n'ai jamais su être hypocrite, j'ai parfois réfléchi avant de parler pour ne pas heurter. Désormais je me moque de choquer... La diplomatie n'est, à mes yeux, qu'hypocrisie. Je n'ai plus d'énergie à perdre pour ça. Je n'ai pas de temps à perdre pour jouer les faux-culs ou pour draguer les cons. Tant pis si mes mots ne plaisent pas... Je resterai néanmoins correcte car "Maman et Papa m'ont toujours dit qu'il fallait être polie", mais... je ne veux plus prendre de gants. Je préfère garder mes moufles ! Je n'ai pas de temps à perdre car je réalise combien il passe vite. Cette rapidité me fait parfois flipper. Je suis d'une nature optimiste, mais il est des instants où... Des instants où j'ai peur... "Ils" m'ont dit que ma maladie risquait de muter dans dix ans... Il y a de cela plus d'un an déjà. Ce n'est qu'un risque. Rien de certain. Mais... Mais ce matin, prise d'une angoisse, j'ai sauté dans ma voiture. Ne pas rester seule. Ne pas me croiser dans l'immense miroir 18e du couloir... Me ruer dans les magasins, mais ceux les moins fréquentés car pas question de flirter avec le covid tant que je ne suis pas vaccinée. Acheter du pain - car rien ne vaut de la baguette fraiche avec une bonne couche de beurre salée -, des fleurs - car une maison sans fleurs c'est trop triste -, un magazine - à feuilleter tout à l'heure en savourant un bon thé au coin du feu -, de la laine - angora pour sa douceur -. Ne pas me retrouver seule face au temps qui passe. Puis, rentrer chez moi et me reposer car trop fatiguée par cette angoisse désormais rangée au fond du placard, sous dix couches de sourires. Trop fatiguée car "ils" ont dit "pas de stress car cela peut provoquer des douleurs". Trop fatiguée car percluse de couics et de couacs, de aïe et de ouille chassés à coup de gélules d'opiacés pour ne pas crier, pour ne pas pleurer. J'ai dormi à midi... Comme un bébé ! J'ai encore des mini couacs et des petits couics. Mais il est l'heure du thé.... L'heure d'une parenthèse de douceur. Tant pis si mes mains ne ressemblent à rien cet après-midi et mes doigts sont gourds... Je vais contrecarrer - et sans doute contrarier - mes aïe et mes ouilles en tricotant ! Quelle idée magique ! Une idée de sorcière chevauchant une licorne (comprenne qui pourra ! )... :)

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