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  • Karin TL

28 décembre 2019

Dans la vie, il faut faire des choix. Ça, je le savais depuis un moment même si je suis plutôt du style "moaaaa, je veux... TOUT ! TOUT et TOUT DE SUITE !". Mais dans mon pays, je découvre que je n'ai pas d 'autre choix que de faire des choix... Et franchement, je trouve ça très très nul - pour ne pas écrire de gros mots, voire de très très énormes gros mots... - - Chimio ou aspiro : il faut choisir. Beh voilà, pour la deuxième fois depuis mon séjour en Thrombocytémie, aujourd'hui, je n'ai pas voulu choisir. Et pif paf pouf, j'ai muté en deux-deux en chutes du Niagara sur pattes. Mes cachetons de chimio, ça me fait dégouliner une demie-heure après les avoir gobés. Et c'est précisément dans cette demie-heure que j'ai décidé de donner un air de propre la maison... Et hop, j'ai carrément fondu. Pire qu'une tablette de chocolat en plein soleil. Et avec l'odeur nauséabonde d'une porcherie en période de canicule. Hypra top sexy... Heureusement que la douche existe ! Mais suis quand même un peu sur les rotules, donc je vais ranger au placard mes velléités de shopping pour cet après-midi et opter pour... une sieste ! - Chimio ou soleil : il faut choisir. Non mais là, je ne vous raconte pas la torture psychologique à laquelle je suis soumise depuis hier, depuis que j'ai découvert que si je vais au soleil sous chimio, je risque de muter en licorne, version arc-en-ciel, avec des tâches, des gratouilles et tout le bazar. Ça veut tout simplement dire : "Le ski ? Même pas en rêve... Puis vue l'état de ma carcasse après un coup d'aspiro, je n'ose l'imaginer après un vin chaud et une piste noire !"... Le Maroc, la Tunisie en février... Nada ! Rien ! Même pas en rêves aussi à moins de m'enduire d'écran total à longueur de journée, et je déteste les crèmes solaires. Il nous reste le grand Nord. Je vais donc étudier avec le plus grand sérieux la météo des pays à moufles et moonboots obligatoires... Mais "chimio ou soleil : il faut choisir", cela veut aussi dire que je vais devoir renoncer à mon sport favori cet été. Ahhhhhhhh, l'estocade, le coup de grâce... je vais devoir oublier les pauses chaise-longue avec un bon bouquin, ou même avec rien, juste à écouter la nature... Non mais ça, ça ne va pas le faire du tout... Il va falloir que j'ai un entretien très sérieux avec le professeur Tournesol et que la médecine fasse des progrès d'ici à l'été 2020. Non mais, vous n'imaginez pas la torture... Alors, normalement j'aurai fini de gober mes cachetons d'ici là. Mais la chimio continuera néanmoins à karcheriser ma moelle osseuse. Et ça veut aussi dire que pour les vacances d'été, ce sera l’Écosse ou l'Irlande... Ahhhhhhhh, je meurssssssss. Ressaisis-toi, Paulette ! Tu vas trouver l'idée du siècle - en dehors bien entendu d'un stage en spéléologie étant un peu beaucoup claustrophobe-. Bon, je suis néanmoins preneuse de toute idée de destination estivale qui ne rime pas avec soleil, mais pas non plus avec bottes et cirés ! A votre bon cœur Messieurs Dames !...

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