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  • Karin TL

7 novembre 2019

Je n'en reviens toujours pas... Je crois que je l'adore mon professeur Tournesol... Je vous dis tout sur cette nouvelle idylle. Hier, j'envoie par mail - comme il se doit - les résultats de mes analyses du jour au professeur Tournesol (pour ceux qui ne suivent pas, c'est mon grand hémato chef à plumes dans le monde des hématos...). Et hop, dans la soirée, il me répond. Réactif comme d'hab et comme j'aime... Et je lis : "votre taux de plaquettes est dorénavant stabilisé. Vous pouvez diminuer la dose d'Hydréa à deux comprimés par jour." Non mais là, je n'en reviens toujours pas... L'Hydréa, ce sont les jolis cachetons roses et verts, mes cachetons de chimio orale dont les doses avaient été augmentées il y a un peu plus de deux semaines. Comme ça, ça n'a l'air de rien un cacheton en plus ou un cacheton en moins. Mais, c'est que vous ne connaissez pas (enfin, je l'espère sincèrement pour vous) cette saloperie qu'est l'Hydréa. Quand pour la première fois, j'ai ouvert la boite, je les ai trouvé plutôt mignons mes nouveaux compagnons de route. Puis, j'ai lu la notice qui les accompagnait. "Toute personne manipulant Hydréa doit se laver les mains au savon et à l'eau avant et après tout contact avec les gélules... En cas de difficulté pour avaler la gélule, celle-ci peut être ouverte et son contenu mélangé à un verre d'eau qui sera absorbé immédiatement. Dans ce cas, il convient de porter des gants protecteurs, un masque et de prendre les précautions nécessaires pour éviter tout contact avec la peau, etc." Ahhhh quand même... Wouaouh... Et moi j'avale ça... Deux fois par jour. Puis trois fois. Mais à partir d'aujourd'hui plus que deux ! Yes... Pourquoi tant de bonheur pour un cacheton en moins ? Je vous explique. Le petit Hydréa rose et vert, c'est mieux de l'avaler au cours d'un repas. Donc une ou deux bouchées de je ne sais quoi, et hop, je le gobe. Je termine mon repas. Et environ trente minutes après, cette putain de gélule (désolée pour le gros mot mais il n'y a que ce qualificatif qui lui convienne) se dissout et la poudre magique se disperse dans mon p'tit corps. Je le sens. Physiquement. Je dégouline de sueurs. Je grelotte. J'ai trop chaud... Non, non, ce n'est pas la ménopause : c'est bien l'effet magique de l'Hydréa. Puis arrive ce que j'appelle le coup de bambou. Une fatigue soudaine. Comme un coup de gourdin derrière la nuque (je n'ai jamais testé le gourdin derrière la nuque, mais j'imagine l'effet !). Pshitt... comme un beau ballon de baudruche qui vient de rencontrer un rosier. Je fais pshitt ! Avec cette envie de gerbouiller qui m'empêche de sombrer complètement. Il suffit de patienter ou d'aller me coucher, tout en pensant que c'est pour la bonne cause... Beh quoi, c'est vrai l'objectif c'est de butter les plaquettes ! Et Hydréa et moi, on a réussi. On n'a pas gagné la guerre. Elle est ingagnable, je le sais. Mais une belle bataille en un temps record. Elle est pas belle, ma vie ?!

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